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Més...aventures - Double Episode 13 - 14


Épisode 13 - How i met...

On va dire comme chez Danette : j'ai remis ça ! À croire que mon incroyable loose n'est pas prête de s'envoler. Ça faisait trois mois que j'étais sur Paris. Trois mois pour m'adapter à la vie parisienne, en gros trois mois sans bouger une oreille. Je suis sorti un week-end chez des amis, histoire de ne pas devenir autiste, quand elle m'est tombée dessus. J'étais fin saoul, donc très éloquent, limite casse couille. Bien que loin d'être mal foutue et même au contraire, elle est arrivée débordante d'une robe noire visiblement taillée dans une chaussette, avec un air extrêmement mystérieux. Cette métisse improbable, pour les raisons précédemment évoquées de respect, pudeur et machin, je ne dévoilerais pas ses véritables origines, mais on dira donc qu'elle est Australo-Péruvienne, même si j'imagine assez mal le mélange… Peut-être une géante brune avec une planche de surf, un bonnet en laine et une flûte de Pan... Vive les clichés.
Bon passons, en gros une métisse, plus qu'exotique qui m'a fait voyager dès les premiers mots. Même moi qui deviens évidemment polyglotte passé 2 grammes, j'avais du mal à la suivre.

Nous avons commencé à communiquer, tout se passait très bien, j'étais très "gentil" et elle était très chaude. Et ce qui devait arriver arriva, elle m'a galoché violemment en quittant la soirée. Jusque là rien de fou-fou mis à part une centaine de textos qui me font encore pleurer de rire, dans lesquels grâce à un français plus que phonétique (en même temps c'est facile de critiquer, je bredouille trois, quatre, langues, elle en parle sept..) elle m'expliquait qu'elle communiquait parfaitement avec certains animaux, qu'elle était plus ou moins artiste, qu'elle était un peu plus âgée que moi, et qu'elle rêvait de danser sur la plage. Ce à quoi j'ai sans doute répondu des phrases comme pourquoi pas ou tu es incroyable ! Cependant malgré tous ces petits mots doux assez sympathiques et son passé d'égérie de la fashion week 19XX, un doute s'est mis à germer en moi. Et si Paolita s'appelait finalement Jean-Luc. Une voix grave un physique un peu trop plastique, des racines exotiques, tout ça a commencé à me faire un peu flipper. Tout le monde autour de moi s'en amusait et n'arrivait pas à me convaincre que j'étais débile.



Épisode 14 - 17h Paris s’éveille !


Quelques semaines plus tard, mon Jean-Luc, qui m'invite à une soirée chez elle, en banlieue. Et pour le provincial que je suis, la banlieue, c'est déjà un voyage. Arrivé chez elle (ou lui), mon premier constat fut qu'effectivement c'était un appart d'artiste, vous voyez le Silence des Agneaux, la piaule du serial killer, bah la même.
Là, des communicants plus ou moins gays, tous aspirant (sur la cuvette des chiottes) à pénétrer les plus hautes sphères de l'homosexualité parisienne chic et branchée. En gros, bien qu’un peu fébrile, je n’étais pas très loin d’être dans mon élément. Je me suis mis à picoler verre sur verre, tout ce qui passait à moins d'un mètre de moi, tout ça pour arrêter de voir une forme de bite à travers la jupe de Paolita. On s'embrasse, les gens partent peu à peu, et je sens que je ne suis pas au top. Je me précipite dans la salle de bains, m'agenouille devant les chiottes et vomis comme jamais, repeignant à l'occasion tout un mur moquetté (quelle idée aussi…) et m'endors.


J'ai rouvert les yeux 6 heures plus tard à poil et paniqué. Aucun souvenir de l'endroit où j'étais. Posé nu, donc, sur une couette en satin, dans cette chambre de film d'horreur avec mon Jean-Luc à côté de moi le sourire aux lèvres. J'ai eu envie de crier très fort, mais je me suis contenu, j'avais trop mal au crâne de toute façon.
Jean-Paolita s'est réveillé(e) aussi, elle a dû voir mon regard terrifié et a judicieusement évité le fameux « Alors heureux ? » qui m'aurait définitivement achevé. Le temps de reprendre mes esprits, de jeter un coup d'oeil sur mes fringues recouvertes d'alcools régurgités, de revoir des flashs de la soirée, un bref auto examen rectal plus tard, histoire de me rassurer sur sa virginité, je commençais à me calmer quand Jean-Paolita s'est mise à poil sans raison. Et là, pas de bite, je me suis mis à rire comme un enfant. Juste une poitrine intrigante qui ne semblait pas subir les lois de la gravité terrestre. J'ai lancé mes doigts sur ses seins pour comprendre : deux grosses balles de tennis recouvertes de peau, sensation assez étrange, tellement étrange que ça m'a coupé l'envie. Et comme un seigneur je suis parti. Bon techniquement on peut dire que je me suis enfui. J'ai plongé dans un métro avec mes fringues pourries, et me suis lamenté, en même temps que les personnes de mon wagon, sur mes aventures foireuses.

Commentaires

J'ai souvent remarqué cher Ed que tes aventures amoureuses, sexuelles, ou tout autre adjectif approprié , sont souvent associées à un petit vomito qui surgit de derrière les fagots

J'ai envie de dire : pourquoi? est ce que pour toi, sexe rime avec quiche?

Mais en tout cas, tout ca me fait bien marrer didon, continue stp, ca rassure sur ses propres desastreuses et pitoyables expériences ;-)
louis a dit…
a okech ! ché toa ki à trachech ma moquettas dé mon mour ! chalo !

Jean-Luc

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